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La Russie sommée de cesser d'organiser des événements d'échecs en Ukraine occupée sous peine de suspension de 3 ans

3 min
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Le Tribunal Arbitral du Sport a infligé un cinglant revers à la FIDE et à la Fédération des échecs de Russie.

À la veille de son prestigieux Tournoi des Candidats qui débute à Chypre, l'instance dirigeante mondiale des échecs, la FIDE, doit faire une profonde introspection. Cela est clair.

Vendredi, le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) est intervenu de manière spectaculaire dans un conflit qui menace de déchirer la FIDE depuis que la Russie a lancé son invasion de la Crimée en 2014.

Depuis 12 ans maintenant, la Fédération des échecs de Russie (CFR) organise, selon le TAS, illégalement des événements d'échecs sous le drapeau russe dans des territoires occupés par les troupes russes, d'abord en Crimée puis, après 2022, dans les régions de Donetsk, Louhansk, Kherson et Zaporijjia.

La Fédération ukrainienne des échecs et ses soutiens, dont le GM Peter Heine Nielsen, ont protesté avec véhémence et ont déposé une plainte officielle en 2023 alléguant une violation de la souveraineté ukrainienne.

La FIDE a statué apparemment en leur faveur, reconnaissant que ses statuts avaient été enfreints, mais a infligé à son membre russe une suspension de deux ans réduite en appel à une modeste amende de 45 000 €. La punition a été considérée par les militants comme une véritable blanchisserie.

Vendredi, le TAS a touché au cœur de cette querelle. Dans un ultimatum cinglant adressé à la Fédération des échecs de Russie (CFR), le tribunal a remplacé la tape sur les doigts de la FIDE par une exigence que la Russie cesse immédiatement d'organiser des événements et d'exercer un contrôle en Ukraine occupée.

Le non-respect de cette exigence dans les 90 jours entraînera une suspension pouvant aller jusqu'à trois ans.

C'est un développement extraordinaire qui sera considéré par de nombreux commentateurs d'échecs comme une supervision bienvenue pour la FIDE dominée par la Russie. À Moscou, la perspective d'une Russie sans fédération d'échecs internationalement reconnue sera impensable.

La décision, datée du 11 mars mais publiée vendredi, place la FIDE, dont le président Arkady Dvorkovich est un ancien homme politique russe proche du Kremlin, dans — pour utiliser le jargon des échecs — un sérieux cas de zugzwang.

La FIDE a rapidement reconnu la décision, avec une déclaration d'attente : « La FIDE étudiera attentivement les détails et mènera des consultations avec des conseils juridiques suisses et la Commission constitutionnelle de la FIDE afin de déterminer les mesures appropriées pour la mise en œuvre conformément à la Charte de la FIDE. »

La fédération a ajouté : « La FIDE reste pleinement engagée à respecter les décisions du Tribunal Arbitral du Sport et à agir en totale conformité avec la Charte et les règlements de la FIDE. »

Mais après le développement de vendredi, la FIDE doit agir.